VOLUPTUEUSES « FLEURS »


CRITIQUE DE MARIE-PIERRE GENECAND AUX MATINALES


LES FLEURS DU MAL DE BAUDELAIRE, BRIGITTE FONTAINE & ARESKI BELKACEM AU THÉÂTRE LE POCHE À GENÈVE


LES FLEURS DU MAL


ENTRE PAROLE ET MUSIQUE


GÉNIALES FLEURS DU MAL


TROIS AMIS POUR UN PIQUE-NIQUE POÉTIQUE EN MUSIQUE


COUPURES DE PRESSE- THÉÂTRE LE PUBLIC


VOLUPTUEUSES « FLEURS »
 

Cécile Dalla Torre, Le Courrier, mercredi 14 mai 2014

 

 

Elle est amoureuse des mots, qu’elle mêle poétiquement et irrévérencieusement dans ses chansons et ses écrits depuis plus de quarante ans. Le libertinage mutin de Brigitte Fontaine (qu’on retrouve ici dans des titres comme « Ah que la vie est belle », « Demie clocharde » ou « Prohibition »), Françoise Courvoisier a eu la judicieuse idée de l’allier aux effluves d’absinthe et d’opium de la prose baudelairienne. Les Fleurs du Mal, revues et corrigées sur la scène du Poche par la metteure en scène et directrice du théâtre genevois, sont un cocktail de volupté et une ode à l’amour portée en musique – elle est signée Arthur Besson et Areski Belkacem – par trois comédiens à Bruxelles, où la pièce a été crée, avant Genève. La voix chaude et sensuelle de Robert Bouvier fait corps avec le jeu de séduction de la Belge Aurélie Trivillin, au cœur d’un triangle amoureux complété par son compatriote Cédric Cerbara. Entre gazon verdoyant et troncs d’arbre, le spectacle, loin d’être le premier à mettre la poésie de Baudelaire en scène, se savoure comme un Déjeuner sur l’herbe à la Manet.


 

CRITIQUE DE MARIE-PIERRE GENECAND AUX MATINALES
 

Marie-Pierre Genecand, RTS (Espace 2) Les Matinales d’Espace 2, vendredi9 mai 2014

 

 

Pour écouter l'émission, cliquer ici


 

LES FLEURS DU MAL DE BAUDELAIRE, BRIGITTE FONTAINE & ARESKI BELKACEM AU THÉÂTRE LE POCHE À GENÈVE
 

Valérie Debieux, La Cause Littéraire, 10 mai 2014

 

 

« […] j’estime qu’il n’y a rien de plus extraordinaire, pour un acteur, que la versification baudelairienne, à cause de la constance des liens entre le sens avec la résonnance. Avec lui, on ne peut jamais être uniquement dans la forme, elle est toujours liée à la signification. […] Certains textes résonnent encore à notre époque de façon troublante, qu’il parle de charogne, de prostituée, ou même de sensualité ».

Françoise Courvoisier

Conception et mise en scène du spectacle

 

 

Les Fleurs du Mal, spectacle musical, permet de redécouvrir le plus grand recueil poétique de Baudelaire, passé maître dans l’image choc. Françoise Courvoisier a glissé avec intelligence et finesse des textes de Brigitte Fontaine qui se fondent parfaitement dans la prose du « poète maudit ». Robert Bouvier est par ailleurs profondément bouleversant dans l’interprétation de Prohibition et ne laisse d’aucun indifférent.

 

Emporté insidieusement par un tourbillon de tendresse ou par la profondeur des ténèbres, le spectateur est également aspiré vers des instants de grâce au milieu de cette folie humaine et si le verbe caresse autant qu’il gifle, jamais l’ennui ne s’empare de celui qui est à l’écoute de ce « trio infernal » de comédiens, qui, à fleur de peau, sur le même tempo, déchirent sur scène de par leur immense talent à déclamer et à chanter le meilleur poète de tous les temps. Pari réussi ! Grâce à eux trois, Robert Bouvier, Aurélie Trivillin et Cédric Cerbara, les « Correspondances » de Baudelaire qui divisent l’être, entre passé et présent, réalité et invisible, souffrance et sublimation, nous tiennent habilement en haleine tout au long de ce déjeuner sur l’herbe, tempéré par le bien et le mal et bravant toutes les angoisses de la volupté, du remords et du destin…

 

Le fil de la pièce se déroule entre lumière et obscurité – tant dans la salle que sur scène – et les mélodies harmonieusement composées par Arthur Besson laissent suggérer au spectateur le désir ou le regret…

 

Françoise Courvoisier signe une mise en scène impeccable, tout en filigranes, sans glissement, dont le dessin rythmique n’est dès lors plus qu’une « Invitation au voyage »…

 

A voir et à revoir sans modération !

 


 

LES FLEURS DU MAL
 

Lucienne Bittar, Choisir.ch, 9 mai 2014

 

 

La scène s'ouvre sur le pique-nique champêtre d'un couple d'amoureux, lors d'une belle après-midi ensoleillée. Baignant dans la lumière, les amants déclinent ou chantent les poèmes des Fleurs du mal, entre temps de tendres abandons, instants de séduction et élans de passion. Un troisième personnage apparaît, jeune dandy séducteur, et offre une rose à la belle. Tout va aller alors en crescendo. Le vin coule dans les verres en cristal, les gestes se font sensuels. Et les vers de Baudelaire s'égrènent, dans leur force suggestive, érotique et fiévreuse. « Ainsi je voudrais, une nuit, (...) faire à ton flanc étonné une blessure large et creuse. Et, vertigineuse douceur, à travers ces lèvres nouvelles, plus éclatantes et plus belles, t'infuser mon venin, ma sœur. »

 

Pendant plus d'une heure, s'entrecroisent ainsi les poèmes de Baudelaire et les chansons de Brigitte Fontaine, auteure contemporaine aux références plus modernes (l'héroïne prend alors le pas sur l'opium). Accompagnés par la musique d'Arthur Besson, de ses notes claires, languissantes ou inquiétantes, les comédiens interprètent avec maîtrise et émotions ces rimes chargées de souvenirs pour qui a lu Baudelaire ou entendu Fontaine. Il y a là Robert Bouvier, directeur du Théâtre du Passage à Neuchâtel et interprète du François d'Assise de Joseph Delteil, et les plus jeunes, Aurélie Trivillin et Cédric Cerbara, tous deux issus du Conservatoire de Mons. Mais Léo Ferré, Etienne Daho, Gainsbourg et Reggiani ne sont, eux aussi, pas très loin.

 

La mise en scène de Françoise Courvoisier même avec subtilité le spectateur du monde du jour à celui de la nuit. Candeur et lubricité ne font plus qu'un : « Tu brûles, tu flambes dans mes veines comme un nectar assassin » (Fontaine). Le mal et le bien se confondent dans le désir. La lumière se fait tamisée, l'encens brûle, enivrant, le poème est chuchoté et des terres lointaines, envoutantes, rêvées. «Les sons et parfums tournent dans l'air du soir ; valse mélancolique et langoureux vertige», récitent en canon les trois compères, comme une berceuse rassurante.

 

Mais avec le crépuscule, l'angoisse et même l'agonie reprennent vite leurs droits. La réalité de la mort et de la putréfaction des corps, même de celles qui furent « des reines des grâces », se rappelle vite à l'hypocrite spectateur, notre semblable, notre frère...

 


 

ENTRE PAROLE ET MUSIQUE
 

Laurent Darbellay, Scènes Magazine, mai 2014

 

En mai, Françoise Courvoisier se tourne vers la beauté et la perfection de la langue baudelairienne. Elle propose en effet une mise en scène (créée en 2013 au Théâtre le Public de Bruxelles) qui oscille entre poésie et théâtre, entre parole et musique (d’Arthur Besson), entre les mots de Baudelaire et ceux du duo Brigitte Fontaine & Areski Belkacem, entre la volupté et la mort, et bien sûr entre le spleen et l’idéal.

 

La poésie baudelairienne est éminemment célèbre, et possède ce pouvoir merveilleux de toucher à la fois l’adolescent et l’adulte, les amateurs de poésie et les autres. À travers des poèmes d’une langue et d’une construction parfaite, Baudelaire dit l’ennui le mal de vivre, la mort qui guette, la crudité du monde, le temps qui passe, l’amour perdu, mais aussi les plaisirs des sens, la passion sans limites, le goût de l’élévation vers l’idéal, ainsi que le désir d’ailleurs et d’exotisme.

 

Avec ses Fleurs du mal, Françoise Courvoisier fait le pari de donner à la fois à voir et à entendre cet art poétique, de le faire résonner aux oreilles du public dans toute la grâce et la subtilité de sa versification – et en faisant aussi chanter les poèmes par les acteurs – , qui plus est en mêlant ces vers avec certaines compositions de la chanteuse et écrivaine Brigitte Fontaine, figure fascinante et iconoclaste de la scène française depuis les années 1960, et en sollicitant Arthur Besson, compositeur suisse contemporain.

 

 

Rencontre avec Françoise Courvoisier

 

D’où vous est venue l’idée d’adapter Baudelaire au théâtre ?

 

Cette idée est partie d’une carte blanche proposée par le Théâtre le Public de Bruxelles, dans une petite salle intimiste, et pour une fois j’ai choisi de ne pas privilégier une œuvre contemporaine – ce que je fais souvent au Poche –, mais de suivre mon envie d’aller du côté des classiques, et plus précisément vers un auteur que j’adore depuis longtemps – Baudelaire. Les Fleurs du mal fait partie des premiers textes que j’ai appris pour le plaisir, et pas à l’école, et j’y suis revenue régulièrement, en particulier via l’enseignement, car j’estime qu’il n’y a rien de plus extraordinaire, pour un acteur, que la versification baudelairienne, à cause de la constance des liens entre le sens avec la résonnance. Avec lui, on ne peut jamais être uniquement dans la forme, elle est toujours liée à la signification.

Ce qui m’attirait également vers cet auteur était son idée de faire voir la beauté du mal, donc son aspect subversif et provocateur, qu’il garde encore, selon moi, aujourd’hui. Certains textes résonnent encore à notre époque de façon troublante, qu’il parle de charogne, de prostituée, ou même de sensualité.

 

Comment «mettre en scène» Baudelaire ?

 

Quand j’ai choisi de revenir en 2013 à Baudelaire, je voulais que ce soit de façon différente que dans mon précédent spectacle. Je pourrais dire que j’ai voulu «offrir» Baudelaire à trois acteurs. En connaissant bien cette matière, il s’agissait en fait de réfléchir aux poèmes qui iraient le mieux à l’un ou à l’autre des acteurs, en fonction de sa voix, de son allure, de son âge, de ses goûts, etc.

J’ai également souhaité que Baudelaire soit par moments chanté sur la scène, comme cela a pu déjà être fait par Léo Ferré, ou précédemment par Debussy, car je trouve que ce poète s’y prête très bien. J’ai donc demandé à Arthur Besson, compositeur helvétique que j’apprécie beaucoup et qui a déjà travaillé avec Mathias Langhof ou Christophe Rauck, d’écrire des mélodies pour certains poèmes.

Enfin, l’idée de recourir également aux textes de Brigitte Fontaine a d’abord surgi dans ma tête comme une «plaisanterie», en partant du constat que, dans une certaine mesure, Brigitte Fontaine était une sorte de «réincarnation» de Baudelaire. Ses textes sont faits de rimes parfaites, riches, et on y retrouve le même aspect provocateur que chez Baudelaire. Au-delà de son allure singulière, de son image publique, elle a un incroyable talent littéraire – et publie d’ailleurs depuis longtemps. Nous avons donc décidé de prendre quelques uns de ses écrits, que nous avons glissés au milieu des poèmes de Baudelaire, et par moments dans le spectacle on ne sait plus exactement qui est l’auteur du texte dit ou chanté.

La préparation du spectacle a donc été très gaie, et les différents éléments (textes, chants, musiques), se sont mis en place très naturellement.

 

 


 

GÉNIALES FLEURS DU MAL
 

Sonja Funk-Schuler, Les Nouvelles de la Vieille-Ville, mai 2014

 

Redécouvrir en musique la splendeur et l’incroyable modernité des Fleurs du Mal, voilà ce que vous propose Le Poche jusqu’au 25 mai prochain. Créé en janvier 2013 et mis en scène par Françoise Courvoisier, le spectacle réunit un choix de textes du poète écorché, attaqué en justice pour immoralité à la publication de son ouvrage en 1857.

 

Celui qui ne s’est jamais relevé de la censure de son recueil de poèmes, sombra dans la misère et la maladie pour finir paralysé et décéder en 1867, à l’âge de 46 ans. Considéré comme le chef de file des «modernes», Baudelaire s’était jadis employé à explorer de nouveaux rapports entre l’émotion et le langage. Ses quelque 150 pièces rédigées en vers sont empreintes d’une nouvelle esthétique où l’art juxtapose une réalité - souvent crue - à la beauté la plus ineffable. Son œuvre dans laquelle les sensations dominent exercera une influence considérable sur des poètes comme Verlaine, Mallarmé ou Rimbaud.

 

Une œuvre intemporelle


Les Fleurs du Mal offrent un regard sur la noirceur de l’âme humaine, un amour de la vie mais aussi une sensualité enivrante. Réunis pour la seconde fois, la metteure en scène Françoise Courvoisier et le compositeur suisse de renom Arthur Besson nous offrent une brillante redécouverte de l’œuvre mythique de Baudelaire, sur des airs envoûtants empruntés à Brigitte Fontaine, grande dame de la chanson française. Au gré d’une balade champêtre, trois amis nous laissent entrevoir les liens qui les unissent. Au fil des confidences et des moments partagés, entre poèmes déclamés et notes chantées, ils nous livrent leurs plus belles Fleurs du Mal. «Parce qu’elles ont consolé nombre d’adolescents écorchés, qu’elles sont logées dans le coeur de chacun d’entre nous, c’est un véritable remède de les dire, de les entendre. Elles sont le pansement pour la plaie, la douceur de la compassion, la tendresse…» précise Françoise Courvoisier.

 

Jeu varié et dynamique


Sur scène, le charismatique Robert Bouvier évolue aux côtés du fougueux Cédric Cerbera et de la charmante Aurélie Trivilin, deux jeunes comédiens belges. La pièce, jouée à Bruxelles la saison dernière à guichet fermé, nous entraîne dans un tourbillon de poèmes vibrants et explosifs, humains et tendres, portés par le jeu dynamique des artistes. Nos émotions les plus profondes sont explorées pour nous plonger, l’espace d’une soirée, dans l’univers fascinant du poète maudit.

 


 

TROIS AMIS POUR UN PIQUE-NIQUE POÉTIQUE EN MUSIQUE
 

Marie-Pierre Genecand, Le Temps - Sortir, 24 avril 2014

 

 «Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage/Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers...» «L'albatros» ne figure sans doute pas dans le spectacle de Françoise Courvoisier sur Les Fleurs du mal. Car, en grande amoureuse, la directrice du Poche a retenu les poèmes qui parlent de l'âme, de ses plaies, et des pansements que la parole de Baudelaire offre à ces territoires blessés. Quelques textes de Brigitte Fontaine, plus coquins, s'invitent également dans cette réalisation mise en musique par le talentueux Arthur Besson. Pour quelle situation? Trois amis se retrouvent «entre pique-nique, sieste crapuleuse et confidences au clair de lune», annonce Françoise Courvoisier. Robert Bouvier, Cédric Cerbara et Aurélie Trivillin seront ces trois visiteurs du jour et de la nuit qui s'enivreront aux vers de Baudelaire.


 

COUPURES DE PRESSE- THÉÂTRE LE PUBLIC
 

Demandez le Programme, février 2013

 

Le spectacle musical, conçu par Françoise Courvoisier, nous fait sentir la proximité du poète qui, en tentant d’extraire la beauté du Mal, nous propose une image universelle de l’homme.[…]

Ce bouquet de "Fleurs du mal" nous entraîne dans un tourbillon d’images où volupté, vertige, beauté, spiritualité se mêlent à lassitude, incompréhension, déchéance et mort. Considérant Brigitte Fontaine comme une petite sœur de Baudelaire, Françoise Courvoisier a glissé dans le spectacle une dizaine de ses textes. Initiative justifiée par le goût de la provocation et de l’autodérision de cette chanteuse hors norme.

Pour casser l’image amidonnée du récital poétique, la metteuse en scène s’appuie sur le jeu varié et dynamique de ses comédiens. Le détachement de Robert Bouvier, à la voix chaude et profonde, la souplesse d’Aurélie Trivillin, maternelle ou sensuelle et la fougue convaincante de Cédric Cerbara se conjuguent pour refléter les espoirs et les désillusions du poète écorché.[…]

On se laisse gagner par une ambiance de "déjeuner sur l’herbe", on savoure un spectacle original, subtil, porté par des comédiens vibrants.


Culture et Compagnie, 31 janvier 2013


Baudelaire, tout le monde le connait, de là à réaliser un spectacle de ses poèmes... Le pari était risqué... et ma foi, brillamment relevé!
C'est donc une ballade champêtre qui nous est réservée, nous laissant papillonner de poèmes déclamés à quelques touches chantées...En fait, une mise en vie de la dimension érotique d'un auteur censuré, mise en vie de la lassitude d'un monde pourri de par les êtres qu'il accueille.
Le tout est agrémenté d'une touche de Dame Fontaine (Brigitte), image poétique et underground à la fois, image décalée d'un univers décadent, Baudelaire des temps modernes. Finalement une belle (re)découverte de textes en fait très actuels, magnifiés par un jeu d'acteur impressionnant.


C'est beau, émouvant, dur, c'est Baudelaire.

N'hésitez donc pas à vous engouffrer dans cette représentation proche du surréalisme, où l'atmosphère est tellement langoureuse et sensuelle qu'elle réveillerait la libido d'un mammouth dans son bloc de glace.

 

Bruxelles News... c’est vous, numéro 941 du 19 février 2013

 

De mémoire de spectateur vous n’êtes entré d’aussi près, dans le tableau. De mémoire de spectateur les syllabes égrenées dans le plaisir de dire et de ressusciter ne vous auront autant touchés. C’était une veille de saint-Valentin, et l’amour était déjà au rendez-vous. L’amour étincelant des mots vivants.[…]

 

Votre cœur est alors saisi d’audace de liberté et de bonheur. Vous respirez comme un encens capiteux les vers de Baudelaire dit par les trois comédiens malicieux et si unis. Souvent, la langue baudelairienne fusait vers un ciel sans étoiles, couchée à même l’herbe, tendre et magique. […]

 

On emportera comme un viatique, les mélodies et les musiques mystérieuses qui embrassent les déclamations poétiques, les gestes si beaux sous les lampions, les regards, les bribes éparses d’un verbe célébré afin de peupler parfois un quotidien si peu romantique. "Heureux celui qui peut d'une aile heureuse s'élancer... et comprendre l'essence des choses muettes!"

 

 


 

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