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BLAISE CENDRARS
Né Frédéric Louis Sauser, Blaise Cendrars fuit sa Suisse natale et sa famille pour Saint-Pétersbourg à l’âge de dix-sept ans. Six ans plus tard, il quitte la Russie pour New York et fera de ce long périple une œuvre magique (La Prose du Transsibérien). En 1914, il s’engage comme volontaire dans l’armée française et perd son bras droit pendant la guerre. Entre temps, il se marie, fait trois enfants et requiert la nationalité française… Puis il divorce, voyage au Brésil, devient correspondant de guerre dans l’armée anglaise et se remarie en 1949. Il séjourne ensuite quelques temps à Berne, puis retourne à Paris où il meurt en 1961, à l’âge de septante-quatre ans. Mais on ne peut réduire en quelques lignes le destin fabuleux de Blaise Cendrars ! Il faut donc lire ses livres. Son œuvre entre à la Pléiade, chez Gallimard, en mai 2013. À la même période, aux éditions Zoé, sortent deux volumes de correspondances, l’une avec Henry Miller, l’autre avec Robert Guiette. JEAN-QUENTIN CHÂTELAIN Né en 1959, le comédien suisse Jean-Quentin Châtelain s’est formé au Cours d’Art Dramatique de Genève, puis au Théâtre National de Strasbourg, avant d’enflammer les scènes francophones dans une cinquantaine de spectacles. Si l’acteur est de la race des monstres de la scène, c’est dans ses spectacles en solitaire qu’il atteint des sommets, laissant le spectateur ébloui et bouleversé. On pense notamment à Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas d’Imre Kertész, Ode maritime de Fernando Pessoa, Lettre au père de Kafka ou encore, dans un registre plus humoristique, J’ai passé ma vie à chercher l’ouvre-boîtes de Maurice-Domingue Barthélémy, récemment donné au Théâtre du Rond-Point. Jean-Quentin Châtelain est l’un des comédiens les plus fascinants de notre époque. Il a travaillé avec de grands metteurs en scène tels que Joël Jouanneau ou Claude Régy. Dernièrement, on le retrouve à Paris au Théâtre de l’Œuvre dans Gros-Câlin de Romain Gary (Émile Ajar) mis en scène par Bérangère Bonvoisin.
DARIUS PEYAMIRAS De mère suisse et de père iranien, Darius Peyamiras est né en Hollande en 1954. Après une licence en sciences naturelles à l’Université de Lausanne, il participe à la création du Théâtre Kléber-Méleau, avec Philippe Mentha. En 1986, il adapte et met en scène Mars de Fritz Zorn avec Jean-Quentin Châtelain, qui rencontre avec ce monologue son premier grand succès. Suivront de nombreux spectacles où Darius Peyamiras aborde tour à tour le répertoire classique et contemporain, notamment Musset (On ne badine pas avec l’amour), Claudel (L’Échange), Tankred Dorst (La Grande Imprécation), Bernard Comment (L’Orgueil) et Sylviane Dupuis (Le Jeu d’Ève). L’été dernier, il monte George Dandin ou le mari confondu de Molière dans le parc Chauvet-Lullin à Vernier. |
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